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15 avril 2026

Effets des matériaux sur la formation de biofilm dans les tuyauteries

Effets des matériaux sur la formation de biofilm dans les tuyauteries

Effets des matériaux sur la formation de biofilm

Dans chaque partie des systèmes sanitaires (par exemple : réservoirs de stockage d'eau, conduites, pommeaux de douche), des micro-organismes se fixent sur les surfaces internes et forment un biofilm. Ce biofilm constitue un environnement protecteur pour la croissance des légionelles.

La formation du biofilm dépend de différentes caractéristiques : l'une d'elles est le type de matériau des conduites. Différents scientifiques ont étudié l'effet des matériaux de conduites fréquemment utilisés dans les systèmes d'eau potable des bâtiments : acier galvanisé, polychlorure de vinyle (PVC), copolymère random de polypropylène (PPR), polyéthylène réticulé (PEX-c), acier inoxydable et cuivre.

La rugosité d'un matériau joue un rôle majeur dans la formation du biofilm.

Une surface de conduite rugueuse facilite la formation du biofilm et par conséquent la fixation des bactéries le long des parois de la conduite (Bohinc et al., 2014, 2016 ; Oder et al., 2015). Ceci est illustré dans la figure ci-dessous, qui présente des images 3D basées sur la microscopie à force atomique. Elle illustre la topographie de surface de 5 matériaux de conduites avant et après la formation du biofilm (adapté d'Assaidi et al., 2018). La biomasse est maximale sur l'acier galvanisé, tandis qu'elle est minimale sur l'acier inoxydable. De plus, les surfaces en acier galvanisé abritent un nombre plus élevé de cellules bactériennes que l'acier inoxydable et les matériaux plastiques.

Comme mentionné, le cuivre est également fréquemment utilisé dans les systèmes de conduites existants, mais rarement dans les systèmes de distribution des nouveaux bâtiments. Bien que différentes sources montrent que le cuivre limite la propagation de la Légionelle par l'effet bactéricide des ions cuivre, nous ne souhaitons pas approfondir ce point ici car la littérature ne donne pas de réponse définitive sur les mécanismes en jeu. L'effet bactéricide dépend vraisemblablement fortement d'autres paramètres, par exemple l'effet de la température sur la solubilité du cuivre (Proctor et al., 2015).

La recherche sur les biofilms est en constante évolution. Avec le développement de nouvelles techniques de mesure, des découvertes intéressantes apparaissent. De quoi alimenter un futur article de blog.

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